Michel Dogna.fr

Aller au contenu

Menu principal

Banques et démocratie

Contre-politique

APPEL du 13 mars 2012 aux populations par le Dr RATH

L’ORIGINE DE LA DETTE PUBLIQUE POUR LES NULS

Depuis plusieurs décennies, la dette publique à laquelle sont confrontés les pays développés n’a  cessé de croître. Cette dette généralisée pousse la plupart de ces gouvernements à pratiquer des coupes budgétaires dans l’ensemble des services publics, tels que l’Education, la Justice, les Retraites, la Culture, les  Protections Sociales, ce qui a un impact néfaste sur la majorité de la population. Il est donc important de comprendre la cause d’un tel endettement. Cette dette publique globalisée, contrairement à la croyance populaire, ne se résume  pas simplement à des dépenses excessives de l’Etat.

QU’EST-CE QUE LA MONNAIE FIDUCIAIRE ?

La monnaie fiduciaire, vous la connaissez bien. Elle se trouve dans votre porte-monnaie et vous l’utilisez régulièrement lors de vos achats. Cette monnaie existe depuis l’Antiquité, sous la forme de pièces de métaux  suffisamment rares pour qu’une confiance totale puisse lui être accordée – confiance indispensable pour les échanges commerciaux. Au XXème siècle, un métal précieux occupait toujours une place primordiale dans les échanges  commerciaux l’or.
En effet, chaque pièce et billet possédait théoriquement son équivalent en or quelque part dans une banque. De plus, les pays devaient se régler entre eux directement avec des lingots de ce métal précieux. D’une certaine  manière, on peut donc dire que la monnaie fiduciaire de l’époque était l’or.

Depuis les accords de Jamaïque de 1973, les monnaies ne sont plus rattachées à aucun métal précieux. Les pays se paient désormais entre eux avec leur propre monnaie, entre lesquels il existe un taux de conversion  évalué par les marchés des changes. La nouvelle monnaie fiduciaire est donc ces pièces et billets que vous avez dans vos portemonnaies. Or, une différence importante entre l’or et la monnaie, c’est que l’or est disponible  en quantité limitée, alors que la monnaie peut être créée à volonté par les banques centrales de chaque état.
Un état peut-il profiter indéfiniment de cette création monétaire Pas vraiment, car si un pays achète plus qu’il ne vend, alors le taux de conversion entre sa monnaie et celle du pays vendeur évoluera à son dépend. Il  lui sera donc de plus en plus difficile d’importer des marchandises, car elles lui coûteront de plus en plus cher. Ce phénomène s’appelle la dévaluation.
De plus, si la masse monétaire croît plus vite que l’économie réelle, alors l’argent inondera les commerces et perdra de sa valeur, car il sera disponible à tous, vendeurs et acheteurs en plus grande quantité. Cela se traduit  par une augmentation généralisée des prix. Ce phénomène s’appelle l’inflation.

QU’EST-CE QUE LA MONNAIE SCRIPTURALE ?

Pour bien comprendre cette monnaie, faisons un petit saut dans l’histoire. Au XVIIème siècle, les orfèvres étaient chargés de garder les possessions des familles riches et des commerçants dans leurs coffres. Disposant  d’une énorme quantité d’or aux ressources inexploitées, les orfèvres prêtaient une partie de ces richesses dans le but de les récupérer accompagnées d’un juteux intérêt. Or lorsqu’ils prêtaient ces richesses, ils ne les prêtaient pas matériellement, mais au moyen de lettres de change. Plus faciles à transporter, ces lettres pouvaient à tout moment, être échangées par les richesses qu’elles représentaient.  Mais ces échanges avaient rarement lieu, car les lettre disposant d’une crédibilité suffisante étaient utilisées comme une monnaie à part entière. Ainsi, malgré les prêts, il restait toujours des richesses dans le coffre  des orfèvres. Donc, pourquoi ne pas prêter plus de lettres qu’il n’y a de richesse dans le coffre Cela procurerait d’autant plus d’intérêts à empocher, et tant que les emprunteurs ne viendraient pas tous en  même temps échanger leurs lettres de change, ce système fonctionnerait. Et c’est ainsi que les orfèvres devinrent banquiers, prêteurs d’argent qu’ils ne possédaient pas, et surtout, qui n’existait  pas.

Le système bancaire d’aujourd’hui fonctionne de la même manière. Les orfèvres sont les banques, les richesses dans les coffres sont la monnaie fiduciaire, et les lettres de change sont la monnaie scripturale…  Lorsque vous faites un emprunt dans une banque, cette dernière ne vous donne pas une partie de la monnaie fiduciaire de ses épargnants, mais vous donne de la monnaie scripturale, qui est créée quand le crédit est généré, et disparaît  lorsque le crédit est remboursé. Elle peut à tout moment être échangée par de la vraie monnaie fiduciaire, mais comme pour l’orfèvre, cela se produit assez peu. Les banques peuvent donc prêter plus qu’elles ne possèdent. On estime aujourd’hui que les réserves fiduciaires des banques ne sont de l’ordre que de 15%. Cela veut dire que les banques prêtent 10 fois plus qu’elles ne possèdent. Cette particularité du système  bancaire s’appelle le système des réserves fractionnaires.

Résumons :
La monnaie fiduciaire est créée dans les banques centrales, qui sont des institutions gouvernementales. Les pièces et billets qui sont une forme de monnaie permanente font partie de la monnaie fiduciaire.
La monnaie scripturale est créée par les banques commerciales, dont la plupart sont des banques privées. Cette création ne peut avoir lieu que lorsqu’un emprunt est émis. Par conséquent, cette monnaie n’existe que dans  le cadre d’une dette.

L’ARTICLE 123 DU TRAITE DE LISBONNE

Il y a une légère correction à apporter à ce que nous venons de voir. Il a été dit que les états pouvaient créer autant d’argent qu’ils le souhaitent, à l’aide de leur banque centrale. Cela  n’est plus vrai. L’article 123 du traité de Lisbonne, signé par tous les membres de l’Union Européenne stipule qu’il est interdit à la banque centrale européenne et aux banques centrales des états membres de prêter de l’argent à toute institution étatique. Cet article existait déjà dans le traité de Maastricht et aussi dans la loi française depuis 1973. Cet article est très important, car il force les états  à se financer sur le marché financier, c'est-à-dire, les banques commerciales, entre autre. Et si ces banques ne disposent pas de suffisamment de fonds, pas de souci, elles sont autorisées à faire appel aux banques centrales.

Quelles conséquences cela a-t-il sur la monnaie Toute économie en croissance a besoin d’une croissance raisonnable de sa masse monétaire. Or le système qui vient d’être décrit, font des banques commerciales les principaux  intermédiaires pour la création monétaire. En effet, les ménages, les entreprises et les états ne peuvent faire appel qu’aux marchés financiers pour se faire financer. Par conséquent, la monnaie des banques commerciales, c'est-à-dire  la monnaie scripturale, devient le principal outil de financement de toute la nation. Cela est vrai même si une banque commerciale fait appel à une banque centrale, car pour toute monnaie fiduciaire émise, la banque commerciale pourra émettre  une bien plus grande quantité de monnaie scripturale. Ainsi, on peut comprendre qu’aujourd’hui, plus de 90% de la monnaie en circulation dans l’économie, n’est autre que de la monnaie scripturale. On peut donc en conclure que l’essentiel du pouvoir de création monétaire est détenu par les banques commerciales.

L’ORIGINE DE LA DETTE PUBLIQUE

La dette, comme nous venons de le voir, plus de 90% de la masse monétaire est constituée de monnaie scripturale. Or, comme nous l’avons aussi déjà vu, la monnaie scripturale n’existe que dans le cadre d’une  dette. Par conséquent, si toute l’économie est inondée de monnaie scripturale, alors toute l’économie est endettée. Ce qu’il est important de comprendre, c’est que cette dette est  la conséquence naturelle de notre système monétaire. Elle n’est pas du tout due à l’excès dépensier de la société, mais simplement au fait que la création  monétaire n’est possible  que par le crédit. Si cette masse de monnaie scripturale était remplacée par de la monnaie fiduciaire permanente, la masse monétaire serait la même et l’inflation serait donc, du même ordre, alors que la dette totale  de la société serait elle, beaucoup plus faible. Pour exemple, la dette totale américaine (publique + privée) est d’environ 60.000 milliards de dollars. Une dette colossale, qui n’est pas détenue uniquement par les pays étrangers,  mais aussi et surtout par les propres banques américaines.

Maintenant, voyons ce que serait la dette française si l’état pouvait s’endetter auprès de sa banque centrale, au lieu d’emprunter sur les marchés financiers. Première chose à savoir, lorsqu’on fait un emprunt dans une banque commerciale il faut rémunérer la banque. Cette rémunération,  c’est le taux d’intérêt. Par contre, lorsqu’un état emprunte à sa banque centrale, il n’y a personne à rémunérer, car l’état, en quelque sorte, crée de l’argent pour lui-même.  Il n’y a donc pas de taux d’intérêt. L’Etat français empruntait à taux zéro avant 1973.
Pour comprendre l’effet des emprunts auprès des marchés financiers, nous devons donc évaluer l’impact de ce taux d’intérêt. C’est simple à calculer. Lorsque l’on somme ce qu’a payé  l’Etat français en intérêts seuls depuis 1973, on obtient un chiffre d’environ 1.400 milliards d’euros. Une somme presqu’égale à la dette publique française, qui est d’environ de 1.500 milliards d’euros.

En d’autres termes, l’essentiel de la dette publique peut s’expliquer uniquement par le système de la création monétaire actuel, basé sur le crédit avec intérêt. Et ceci, sans faire intervenir les dépenses  publiques, la Sécurité Sociale ou le manque de compétitivité, qui pourtant, sont les causes communément admises.

CONCLUSION

Il y a quelques décennies, les états pouvaient payer leurs investissement part des emprunts  à taux zéro auprès de leur banque centrale, ce qui constituait la création monétaire. Ils doivent désormais emprunter aux banques commerciales, à taux non nul, et en général, constituent aussi de la création  monétaire. Cette obligation procure aux financiers une source de revenus colossale, et le pouvoir d’influencer les gouvernements, du fait de ce rôle incontournable pour le financement des nations. La création  monétaire par le crédit avec intérêt produit un endettement croissant et inévitable de la société et des pouvoir publics. Cet endettement, qui est en général perçu comme une défaillance des pouvoirs publics,  le discrédite énormément, affecte sa souveraineté et limite ses possibilités d’action, alors qu’il n’est dû qu’à un privilège spécial accordé aux banques commerciales. Comprenez-le bien,  ce système monétaire n’est rien d’autre qu’une arnaque monumentale, qui fait la fortune de quelques uns au détriment de tous les autres. Il ne doit son existence qu’à l’ignorance du plus grand nombre.  C’est pourquoi vous devez vous informer et informer votre entourage.

Rien de ce qui vient d’être énoncé n’est un secret…….


Banques et démocratie par Etienne CHOUARD

Pour ceux qui sont pressés, la partie la plus percutante et pédagogique
est celle de l'intervention d'Etienne Chouard.

LE HOLD UP DES NATIONS

Pour TOUT comprendre en 20 minutes, sur la gigantesque imposture de la zone euro et de la dette.
Regardez impérativement l'interview limpide de
Pierre Jovanovic, qui a traduit l'ouvrage-bombe longtemps interdit du Professeur Antal FEKETE : "LE RETOUR AU STANDARD OR" (Ed. Le Jardin des Livres)

LE PRIX DES CARBURANTS SUR LA PLANETE

Les français, champions des arnaqués !

Jusqu’où allons-nous tolérer en grognant à peine dans les bistrots, les incessantes augmentations fortuites du prix des carburants Celui-ci est depuis longtemps  le résultat d’un énorme racket.
TVA + TIPP + IRPP + ISF + TVA sur les biens consommables + les rackets fiscaux divers et variés, en des multiples tractations scandaleuses que l’on connaît de la part des pétrolierset çà  ne suffit pas encore !!!
Où va cette manne fiscale qui devrait aider la FRANCE à endiguer la fameuse dette extérieure  et affronter la crise mondiale Nous sommes depuis longtemps déjà en France les champions mondiaux des arnaqués du pétrole.
La preuve consternante :

 

Azerbaïdjan Diesel EUR 0,31
Egypte Diesel EUR 0,14
Ethiopie Super EUR 0,24
Bahamas Diesel EUR 0,25
Bolivie Super EUR 0,25
Brésil Diesel EUR
0,54
Chine Normal EUR
0,45
Equateur Normal EUR 0,24
Ghana Normal EUR 0,09
Groënland Super EUR 0,50
Guyane Normal EUR 0,67
Hong Kong Diesel  EUR
0,84
Inde Diesel EUR
0,62
Indonésie Diesel EUR 0,32
Irak Super EUR 0,60
Kazakhstan Diesel EUR 0,44
Qatar Super EUR 0,15
Kuweit Super EUR 0,18
Cuba Normal EUR 0,62

Libye Diesel EUR 0,08
Malaisie Super EUR
0,55
Mexique Diesel EUR
0,41
Moldavie Normal EUR 0,25
Oman Super plus EUR 0,20
Pérou Diesel EUR 0,22
Philippines Diesel EUR 0,69
Russie Super EUR
0,64
Arabie Saoudite Diesel EUR 0,07
Afrique du Sud Diesel EUR
0,66
Swaziland Super EUR 0,10
Syrie Diesel EUR 0,10
Trinidad Super EUR 0,33
Tunisie Diesel EUR 0,49
USA Diesel EUR
0,61
Venezuela Diesel EUR 0,07
Emirats Arabes Unis Diesel EUR 0,18
Vietnam Diesel EUR 0,55
Ukraine Diesel EUR
0,51

 

La  conclusion de cette analyse est que dans les pays développés,
le prix de vente honnête des carburants tourne autour de 0,50 € le litre


PETRODOLLARS

L’HISTOIRE DES PETRODOLLARS EN BREF

Les gens n’ont généralement pas compris la véritable raison qui a été à l’origine de la guerre en Irak, ni des menaces à l’Iran,  et encore moins de l’effroyable hold-up déguisé en mission humanitaire récemment perpétré en Lybie, le maintien coûte que coûte du contrat pétrodollar américain face à des chefs d’état fournisseurs qui ne veulent plus jouer avec Big Ben.

Début des années 70, les Etats-Unis imprimaient et dépensaient beaucoup plus de billets que l’or qu’ils possédaient. Quelques années plus tard, la France exigea les remboursements en or de son stock accumulé en dollars.  Les USA refusèrent catégoriquement vu qu’ils n’avaient plus assez d’or pour couvrir les billets verts imprimés et dépensés de par le monde. C’est pour cette raison que les USA conclurent un accord avec les Emirats.  L’OPEP (organisation de pays producteurs de pétrole) s’engageait à écouler exclusivement sa production en dollars US. A partir de ce moment, toute nation effectuant des achats de pétrole devait avoir des dollars US. Ces pays  devaient donc obligatoirement payer, contre des services ou des biens, en papiers dollars que les USA n’avaient eu qu’à imprimer… Les américains maintenaient ainsi artificiellement la valeur commerciale de leur dollar et se  fournissaient quasi gratuitement en pétrole, par le jeu de leur planche à billets.

- Pourtant, ce système s’est retrouvé exposé quand Saddam Hussein a commencé à vendre directement le pétrole de l’Irak en euros, dénonçant le confortable accord USA/OPEP. Il fallait absolument  l’empêcher de continuer à nuire.
Les Etats-Unis ont trouvé un prétexte pour justifier cette guerre la mise en scène de l’attentat du 11 septembre, puis la fausse suspicion de détention d’armes de destruction massives pour envahir l’Iraq. La première  mesure fut le retour de la vente de leur pétrole en dollar. La crise monétaire était provisoirement réglée.

- Hugo Chavez,
président du Venezuela, commença lui aussi, à vendre son pétrole contre d’autres monnaies. Il y eut de nombreux attentats contre sa vie, et des tentatives de renversement de son régime, dont  certains attribués à la CIA.

- Le chef d’Etat de l’Iran, Ahmedinedjad, spectateur de cette situation, décida de faire plus fort en vendant son propre pétrole contre toutes devises, excepté le dollar américain. Ainsi, ce jeu  de dupes allait toucher à sa fin… A mesure que les différentes nations pourraient commenceraient à payer le pétrole dans leur propre monnaie, des membres de l’OPEP commenceraient à abandonner le dollar. Voilà pourquoi l’Iran fut tant diabolisé.

La pire situation pour les américains est d’avoir à payer comme tout le monde leur pétrole en euros ou en roubles, au lieu d’imprimer simplement leurs  chers billets verts. C’est la fin de l’empire américain, la fin du financement de leur arsenal militaire et la destruction de leur économie virtuelle. Ce vol organisé touche pourtant à sa fin, et la grande mafia étasunienne  n’y pourra rien…
EXCEPTE EN DECLENCHANT UNE NOUVELLE GUERRE MONDIALE!


 
Retourner au contenu | Retourner au menu